Pour la 12e fois maintenant, campeurs, cowboys, cowgirls et festivaliers ont contourné le Lac Massawippi pour le Rodéo d’Ayer’s Cliff qui se déroulait du 12 au 15 juin dernier. Je m’y suis donc aventuré vendredi et samedi pour profiter de l’ambiance, apprécier le rodéo et empoussiérer mes bottes de danse. Je vous résume mon escapade sur la falaise en touchant sur ces trois facettes : l’ambiance, le rodéo et la danse.

L’Ambiance

Selon moi, la star discrète de tout évènement réussi est l’arrangement du site. En effet, un placement judicieux des attractions, commerçants et restaurateurs affectera grandement l’expérience du festivalier. Ça, je ne l’ai pas dit aux organisateurs du rodéo, mais pas grand-chose n’aurait changé si je l’avait fait. Une chose que j’ai particulièrement appréciée est la présence d’un coin dédié à la restauration. Quand j’ai faim pour une poutine aux pogos, je ne suis pas dans le mood de faire une chasse au trésor à travers le festival pour trouver mon butin. Il y en avait vraiment pour tous les goûts, mais je décerne humblement quelques palmes à mes commerçants coups de cœurs (Traduction : ceux qui sont reparti avec une partie plus significative de la balance de mon compte chèque) incluent :

  • Shack Story, pour leurs vêtements western de design québécois
  • La Ferme St-Élie, pour leur slush aux fraises fraîches
  • Et l’incontournable de la région, la Laiterie Coaticook, pour la crème glacée pâte à biscuits imbattable

Outre la disposition du site et les commerçants, on retrouvait à Ayer’s Cliff une belle exécution des bases festivalières, notamment les activités pour enfants et les prestations musicales. Cependant, je dois dire que l’association entre le rodéo et les hommes fort est tout autant naturelle qu’inusité. En effet, ce spectacle démontrant les limites physiques de l’humain est tellement un bon fit pour un rodéo qu’on oublie que ce n’est pas quelque chose qui est si fréquent que ça dans le circuit du rodéo, St-Tite prenez des notes !

Le Rodéo

Le bout que tout le monde aime, le joyau du diadème qu’est le monde country. Le Rodéo d’Ayer’s Cliff se distingue par son professionnalisme, sans aucun doute due à l’expérience de ses organisateurs et l’envergure que l’évènement a pris. En effet, c’est un spectacle rodé (pardonnez-moi le jeu de mots) où il n’y a pas de perte de temps : 2h15 d’action presque sans arrêt, couronnée par la pièce maîtresse, la montée de taureaux sauvages. Je dois dire que les évènements de rodéo moins connus présents à Ayer’s Cliff sont ceux qui m’ont le plus charmé, notamment la course de sauvetage et l’échange de cavaliers. Présentés à guichets fermés vendredi et samedi, une belle opportunité se présente pour les années à venir. En effet, plus de gens que jamais veulent vivre l’expérience du rodéo en Estrie, et il faudra trouver une façon de les accommoder !

La Danse

J’entame maintenant ma section préférée. La danse country est un véritable pilier de tout évènement country et western. En effet, sans trop me mouiller en le quantifiant, je crois que plus d’une personne est venu au Rodéo d’Ayer’s Cliff spécifiquement pour la danse. Et je doute que même une de ces personnes ait été déçue! En effet, nous nous sommes livrés, sur un énorme plancher de bois dans une grange classique, à une fin de semaine de danse épuisante, ayant comme zénith le 14h de danse du samedi.

Parlant du 14h de danse, celui-ci a non seulement été épuisant, mais aussi impressionnant. En effet, on a eu droit à la compétition de danse d’Ayer’s Cliff, qui est maintenant un test attendu pour tout danseur québécois qui aspire à atteindre le sommet de son sport. Un fait saillant pour moi est la place grandissante de la danse de couple, soit le West Coast Swing et le Two Step, dans la compétition et la danse libre. On voit que ce rodéo a su utiliser la passion des danseurs pour supporter l’effervescence de son évènement.

Note de la fin

Votre auteur ayant des racines en Estrie, le Rodéo d’Ayer’s Cliff occupe une place particulière dans mon cœur comme coup d’envoi de la saison pour festoyer à l’extérieur. Cependant, on pourrait facilement croire que celui-ci est la finale de la saison, car cet événement n’a rien d’un opening act banal. À chaque 2e samedi de juin, je retrouve ma communauté country de l’Estrie à Ayer’s Cliff, et à chaque 3e lundi de juin, j’ai déjà hâte à la prochaine édition!

 

Article signé par : Charles Fabi Allaire

Crédit photo : Simon Rancourt