La saison des rodéos s’active lentement mais surement partout à travers le Québec, et la deuxième édition du Festival Norwest s’est démarquée comme un beau coup d’envoi pour celle-ci dans les Laurentides ! Armé d’un calepin, d’une chemise en jeans et d’une amie photographe, je suis allé explorer ce festival pour vous en rapporter les faits saillants. Je vous propose une revue en quatre temps : l’ambiance, la danse, le rodéo et, finalement, les performances musicales.
L’ambiance
Le Festival Norwest prend place dans un complexe de courses automobiles, donc ne bénéficie pas d’une ambiance country préexistante comme, par exemple, les évènements qui prennent place sur le terrain d’une exposition agricole. On remarque cependant les efforts mis dans la décoration, notamment les bottes de foin et les chuckwagons miniatures. La pièce maitresse de cette ambiance est le fort chaleureux bar thématique faisant hommage à Coyote Ugly. Ajoutons à tout cela des kiosques de vêtements et d’accessoires western et on peut dire que l’ambiance country était bien présente. J’aimerais mentionner que l’équipe d’organisation a clairement tiré beaucoup de leçons de sa première édition. En effet, l’aménagement du site, plus compact et mieux réfléchi que l’an passé, a grandement amélioré l’expérience, notamment au niveau de la gestion des festivaliers. Chapeau !
La danse
Étant un grand fan de danse, je réserve une section distincte à cet aspect qui attire tant de gens à ce genre d’évènement. Malgré une fin de semaine pluvieuse qui a vu le plancher se retrouver sous le chapiteau du bar, celui-ci a tout de même été enflammé pendant de longues heures. Avec un focus sur les demandes spéciales, l’animation des Winslow Dancers était conviviale et variée. Une difficulté de ce genre d’évènement est souvent d’équilibrer les désirs des danseurs d’expériences avec ceux des néophytes. Sans plancher assez grand pour faire deux danses en même temps, les animatrices se sont appuyées sur une playlist bien gérée pour accomplir ceci. On peut dire que ce fût un weekend de danse réussi !
Le rodéo
Bon, on arrive au bout où j’ai moins de pensée critique et où je dois juste dire qu’un rodéo : c’est cool à regarder ! En raison de la météo plutôt maussade on a eu le droit à de belles performances malgré un sol moins stable. Je garde ça short parce que je ne suis pas un pro de ces disciplines, mais croyez-moi : des hommes qui, de leur plein gré, embarquent sur des taureaux de 1500lbs, c’est un show à ne pas manquer !
Les performances
L’acte final de ce beau samedi pluvieux était bien entendu la portion musicale de la soirée. Le tout a commencé avec un artiste d’envergure : Chayce Beckham. Celui-ci a joué ses plus grands hits, – où il a gardé sa pièce maîtresse « 23 » pour la fin -, quelques covers dont Amarillo by Morning et Whitehouse Road qui ont été bien appréciés par la foule, et une nouvelle chanson qui n’a pas encore touché les ondes radiophoniques. Un spectacle chaleureux où le public s’est fait dire « Canadians are the best fans in the world » et où M. Beckham a accepté une bière de la part d’un fan via un lancé très précis. C’est Deluxe Rodeo qui a terminé la soirée musicale, ce véritable pilier musical du circuit country québécois a su garder le party en vie pour les festivaliers jusqu’à ce que celui-ci se redirige vers la tente de danse en ligne pour clôturer la soirée.
Somme toute, un beau samedi et un 70$ bien investi. Le Festival Norwest semble définitivement trouver sa force dans l’adaptabilité de son organisation, son occurence tôt dans l’été alors que les gens ont hâte de mordre dans la saison des rodéos ainsi que dans sa capacité à attirer des artistes d’envergure, et ce, dès sa seconde édition. Un festival à surveiller dans les prochaines années !
Mon prochain arrêt : le Rodéo d’Ayers Cliff du 12 au 15 juin ! Si vous me trouvez là-bas, n’hésitez pas à me faire part de votre expérience, ça vous vaudra peut-être un feature dans le prochain article !
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Article signé par : Charles Fabi Allaire
Crédit photo : Maude Berthiaume @Maudesphoto_